La programmation du Festival d’été de Québec est si diversifiée et étendue qu’à moins de camper sur les Plaines pendant dix jours, c’est clair qu’on loupe des spectacles d’artistes chéris (et encore!). Travail de citadines oblige, Cindy et moi n’avons réussi à nous libérer que pendant la dernière fin de semaine. Mais quel week-end! Au programme : Chinatown, The Barr Brothers, Beirut, Half Moon Run, Metric, Maybe Watson, du soleil et des surprises.

On s’est levée bien tôt vendredi pour ne pas manquer le spectacle de Chinatown, à midi pile. Drôle de plage horaire pour ce groupe montréalais, qui est manifestement habitué à une foule plus touffue.

Après quelques gorgées de café, Pierre-Alain se dégourdit et l’énergie des gars devient contagieuse. Des fans fredonnent les paroles et crient leur amour au groupe entre les chansons. Parait-il qu’on aime Chinatown à la radio de Rivière-du-Loup…


On a eu le refrain de Apprendre à danser sur les lèvres pour le restant de la journée!

Après une ballade dans la ville, on se fraye un chemin à travers les festivaliers pour voir The Barr Brothers. Malgré la foule massée devant la scène Loto-Québec, on s’y sent en intimité dès les premières notes de Kisses for Chelsey.


Les frères se permettent de dévier des enregistrements et improvisent aussi longtemps que permis. La voix de Brad et la harpe de Sarah Page nous transportent loin, très loin.


Après cette excellente entrée en matière, les six membres de Beirut montent sur scène pour leur première apparition dans la province depuis The Rip Tide. L’attente en valait la peine: La voix de Zachary Condon est encore plus puissante qu’en album, et nous chavire d’autant plus.


Chaque chanson qui commence est un souvenir, et provoque des exclamations du public. Deux rappels plus tard, Beirut tire sa révérence de la scène, mais pas de nos têtes.


À noter que Beirut sera en spectacle au Métropolis de Montréal les 15 et 16 juillet.
À lire: suite et fin de notre périple.
Photographies : Cindy Boyce
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