Profession de foie
Au moment où j’écris ces lignes, mon verre est plus vide que plein, aussi optimiste puissiez-vous être et pourtant, un soupçon d’inquiétude demeure à propos de cette chronique que je reprends des mains d’une autre.
Quel est le moyen le plus propice pour vous amener, vous, lecteur potentiel, à regarder les clips que j’aurais, moi, choisi comme propices à toucher vos cœurs et ravir vos paupiettes? Qu’est-ce qui vous inciterait à les regarder – à moins de les connaître déjà?
La confiance. Si vous acceptez ma présence 2.0 de VJ fantôme, c’est que vous me faites confiance. Et quelle réponse saurait honorer telle confiance? La confiance. Maintenant, je me dois de vous faire mirer des petites merveilles et des parties de mon moi-même, par l’intermédiaire des clips choisis.
Maintenant mon verre est vide, ça va, voici les clips.
Scissor Sisters - Invisible Light
Écoute ça, gros, celui-là, je l’aime d’amour. Si t’es habitué aux vidéoclips des Scissor Sisters, t’es par le fait même habitué à un visuel plus léché que le popsicle bleu qui te coule sur les doigts; et t’as aucune raison d’être déçu ici non plus (mais va te laver les mains, autrement le clavier va devenir collant et les mouches vont se mettre après).
Aimes-tu ça? Un loup, une pendaison capillaire, un enlèvement, un double, une sorcière égyptienne, un clown qui fume, etc. Come on, y’a plus d’action que dans un Bollywood, t’as pas trop le choix.
Et avec la multitude de plans de coupe présentant des objets, personnages, actions, situations, le sens que tu donnes au clip n’appartient qu’à toi. Peu importe si tu analyses la symbolique de chaque plan ou si t’écoutes simplement, en te disant que t’aimes bien le petit feeling à la Rosemary’s Baby qui te revient en tête.
Holy Ghost! – I Wanted To Tell Her
Exit les grands clips compliqués, on se remet en funktion avec Holy Ghost! qui rend hommage à Ministry avec leur cover de I Wanted To Tell Her.
Avec le second vidéoclip, on doit s’attendre comme nous prévient l’avertissement qui classe le clip 13 ans et plus à « des comportements grossiers et immatures, de brèves références à l’humour, de la jalousie et de l’amitié romantique ». Et ça les amis, ça c’est la vraie vie, excellent descriptif. Comme l’a dit Shakespeare « All the world’s a dancefloor. »
Ce n’est pas en te faisant lancer de la boue et en tripotant une dent en or, que toi, le lecteur potentiel fait habituellement de belles rencontres.
C’est vendredi soir, mets tes plus beaux leggings, enfourche ton BMX, et c’est le succès assuré.
Commentaires