Un bon show de boucane

Un bon show de boucane
  • Date:
  • Auteur: Charles Masson
  • Catégorie: Archives 2011

Il n’y avait pas eu grand vent du spectacle de jeudi soir dernier au Lambi. Sur la page Facebook de l’évènement, il y avait à peine 45 personnes d’invitées la journée même. Pourtant, JEFF the Brotherhood était dans la place.

On est arrivé et y’avait un party de sacoche qui faisait rage. Pendant que mon ami et moi on buvait notre Moosehead à 5$, il y avait les trois petites filles de Peach Kelli Pop (de Ottawa) qui venaient de finir leur test de son et qui étaient assises à fouiller dans leur sacoche pis à se montrer des affaires. En regardant ces filles-là, c’était vraiment facile de deviner comment elles allaient sonner. Comme ça:

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On se surprend assez vite à hocher la tête devant le petit rock garage 60’s de filles qu’offre Peach Kelli Pop. C’était pas mal la guitariste (Allie Hanlon, de White Wires) et la claviériste qui se partageaient la vedette sur scène, tandis qu’une autre brasseuse de tambourine se faisait aller le popotin en y allant de quelques back vocals occasionnels. Elles étaient accompagnées d’un jeune bassiste au chandail vert champignon (1-up, le genre de gars qui devait les aider à faire leurs devoirs, au secondaire) et d’un jeune batteur bien à la mode de son temps (palette drette). Il n’y avait pas un très grand déploiement, elles ont enchaîné leurs chansons ensoleillées sans trop nous parler à nous, les 12-13 personnes qui étaient là à cette heure là. En terme de rock garage minimal, j’ai déjà vu pas mal de crap, et j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi Peach Kelli Pop a pas su attirer plus de monde qu’en attireraient d’autres, pas mal moins coquets et amusants.

J’avais hâte de voir Uncle Bad Touch pour la première fois. On entend du bien de ce nouveau groupe qui met entre autre en vedette Mikey de Priestess. Les enregistrements laissaient présager un bon petit rock bluesy pas mal fuzzé. Sur stage c’était moins bien défini et ça sonnait plus comme ces duos gars fille récents un peu stoner comme Band of Skulls, The Kills, Deadweather. C’était bien, les gens commençaient à rentrer dans le Lambi. Notre facture de Moosehead à 5$ s’élevait désormais à 60$. Ok, j’vais vous le dire, ça m’énerve de payer 5$ pour une bière cheap pis que le tip soit pas inclus. Mais l’affaire, avec le rock, c’est que ça donne soif.

JEFF the Brotherhood a une belle histoire. C’est deux frères de Nashville qui ont vécu submergés de musique par leur père musicien. C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’ils gèrent l’étiquette Infinity Cat Records qui fait paraître justement un disque de Uncle Bad Touch ces temps-ci. Ça fait 10 ans que JEFF a fait paraître son premier album, et c’est en support au dernier, We Are the Champions, qu’ils s’arrêtaient au Lambi.

C’est pourtant deux gars à l’air encore adolescent qui se sont pointés sur le stage avec leur machine à boucane. Il y avait vraiment beaucoup de boucane. Ils ont joué leurs tounes pis y’ont sacré leur camp. Ils ont fait quelques sourires. Ça a été une belle soirée.

Il y aurait dû y avoir plus de gens.

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