POUZZA FEST: une rencontre avec Louis Prince

POUZZA FEST: une rencontre avec Louis Prince
  • Date:
  • Auteur: Charles Masson
  • Catégorie: Archives 2011

Crédit photo : Christine Lortie

J'ai réussi à coincer Louis le Prince dans les loges des Foufounes Électriques, pendant que Young and Lost faisait capoter les nostalgiques. Pour une rare fois, je vous transmets ma rencontre sous forme de Q & A.

Charles-A. Masson : Oui, salut, scuse-moi, par où on peut aller dehors?

Louis le Prince (il veut aider, ça parait) : Ben pas par ici en tout cas! Il faut descendre.

C. (inquiet) : Descendre? C'est quoi le rapport! Il doit bien y avoir un "dehors" ici!

P. (semble pas aimer mon ton) : Ben j'sais ben pas quoi te dire. J'sais qu'à côté de la table de merch y'a une sortie de secours, tu peux aller là.

C. (en train de devenir rosé d’impatience) : Ben là, niaises-moi pas ! J'reviens de dehors pis je suis pas passé par là.

P. (manifestement agacé) : J'sais pu quoi te dire, bonne chance.

J'étais assez incohérent vu un très léger état d'ébriété, j'ai donc pas hésité à lui donner ma confiance sur cet enjeu important malgré mon scepticisme apparent. J'ai suivi ses directives car j'avais rendez-vous avec Jah Cutta dehors et il devait commencer à être tanné de m'attendre. Lorsque je suis finalement arrivé en bas des fameux escaliers qui sentent la pisse mélangée à du vieux punk, Jah Cutta était là, avec ma bière, et il m'attendait. Je suis allé m'asseoir dans la ruelle avec le roi du reggae du Canada pendant quelques demi-heures, et lorsque je suis retourné en haut, l'entretien s'est poursuivi avec le Prince.

C. (repentant) : Je voulais juste te dire que c'est toi qui avais raison.

P. (sortant des toilettes) : De quoi?

C. (tendre) : Ben la sortie était en bas, faut que j'm'excuse de m'être obstiné tantôt.

P. (s’en sacrant pas mal) : Ah y'a pas de trouble.

Je ne crois pas qu'on puisse tirer quelconque conclusion de cette entrevue, mise à part que Louis le Prince connaît les Foufs comme le fond de sa poche.

Lorsque Rollerstarter est entré sur scène pour jouer ses classiques : le monde les attendait de pied ferme. La folie furieuse s'est vite propagée dans l'entièreté du parterre. Le gars en chaise roulante qui bodysurfait avait un avantage sur les autres: son cou était déjà cassé. Il pouvait donc s'en donner à coeur joie sans risquer d'empirer sa situation. Ça faisait longtemps que j'avais pas vu autant de frénésie de la part d'un public déjà conquis d'avance.

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