Gustafson et le coeur des filles

Gustafson et le coeur des filles
  • Date:
  • Auteur: Eliane Sauvé
  • Catégorie: Archives 2011

Photographies : Alex Nadeau-Farley

Samedi dernier, entre deux verres de Péché Mortel, j’ai joué les mauvaises filles. Je suis descendue en vitesse sur Saint-Laurent, à contre-sens, sur mon bolide à deux roues, chaussant ma toute nouvelle paire de talons rouges. Tout ça pour ne pas arriver en retard au Divan Orange, où se produisait l’excellent groupe montréalais Gustafson. Ah, les folies!

J’arrive en avance. Le quatuor de jolis garçons se prépare tranquillement pour monter sur scène. J’aime bien l’intimité du Divan – on s’y sent chez soi. Premier accord de guitare, Quand tu pleures dessus parfois, et je suis déjà sous le charme.

Adrien Bletton, le leader du groupe, a commencé à faire de la musique dès l’âge de six ans. Violoncelle, guitare, piano, voix. D’ailleurs, enfant, il faisait partie d’une chorale où chaque dimanche matin, il se rendait religieusement à l’église pour chanter. Animé par une passion grandissante pour la musique, il a fondé Mr. Bilou, qui s’est vite transformé en Gustafson . «Je ne suis pas seul dans le projet, il fallait un nom plus rassembleur. Chacun a un apport au groupe.»

Adrien compose les paroles et la musique. «Je suis une personne lucide, tolérante et désabusée tant sur la condition humaine que sur les illusions dont l'humain lui-même semble ne pouvoir se passer.» Poète romantique, ses paroles sont teintées de mélancolie, de romance, de désillusion. « Je pianote chez moi, et ensuite, les chansons doivent prendre vie avec le band.» D’ailleurs, cette synergie, on la ressent sur scène. Entouré de Jean-Philippe Perra à la guitare, Guillaume Corbeil à la batterie et Olivier Gaudet-Savard (en remplacement d’Etienne Blanchette) à la basse, ils forment un quatuor uni et dynamique.  «Je ne ferais pas de musique s’il ne fallait pas monter sur scène pour la jouer.» Décidemment, le beau brun aux allures bohèmes se plait sur les planches.

Retour au concert. J’aime la sensibilité dans les paroles – Pas beau, Le zèbre, Gringo des glaces. Hymne à la langue française, si magnifiquement accompagnée. On oscille entre la balade et la pièce plus rock. Le spectacle se termine avec mes deux morceaux favoris : Le cœur des garçons et Je pense à toi.

Ils ont tout pour enchanter le coeur des filles, les garçons de Gustafson.

Découvrez Adrien Bletton en acoustique, ici. Une production de Danstesoreilles.tv, réalisé par Maxime Brouillet.

 

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