Les Francouvertes: Première et deuxième soirées des demi-finales

Les Francouvertes: Première et deuxième soirées des demi-finales
  • Date:
  • Author: Audrey Canuel
  • Category: Vu / Entendu

Je n'ai rien pu écrire hier matin et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Une vraie de vraie grippe d'homme, je vous jure. Et même ce matin, j'ai le vocabulaire enrhumé. Merci d'excuser ma rédaction NeoCitran.

 

C'était mardi soir, première soirée des demi-finales. Dans la salle pas sold-out, je me sens rouillée. Je prends des notes un peu fades. C'est la grippe, la mautadine grippe. Ça ne peut être rien d'autre parce que non, le lineup de ce soir n'a rien de terne.

Gustafson brise la glace. Je les sens un peu nerveux, mais c'est peut-être moi. J'avais manqué leur prestation lors des préliminaires et je m'en étais voulu. Mardi soir, leur pop poétique les place en deuxième position du palmarès pour ensuite les faire sortir.

Lors notre entretien, Mc Phylis et Maxime Robin nous avaient promis plus de lutte et plus de chansons crues. Le duo tient ses promesses. Les pièces sont courtes, efficaces, grindcore. Triste est d'admettre que leurs chances de passer en finale sont minces. N'empêche, on jouera le jeu jusqu'à la fin, profitant de la tribune pour lancer un flow impec et des beats de maître. Maxime Robin me fait rire aux éclats quand il me remets gentiment sous le nez ce que j'avais écrit lors des préliminaires: que j'étais trop coincée pour apprécier. J'adore leur Bling de pauvres, à télécharger sur leur site de pauvre. Longue vie à leur néo-punk-rap-puriste-à-tendance-intello-absurde!

Gazoline clot la soirée avec assurance. La performance est constante et bien rendue. Du très bon pop-rock, auquel je ne pourrais que réprouver les paroles un peu vides qui reviennent toujours au même. L'usage de clichés donnent à la formule un goût de déja-vu, déjà-entendu. Mais c'est peut-être moi qui n'a rien capté parce que les garçons se classent en tête du palmarès.

Alors voilà, la soirée de mardi en jetait. Pas le choix: hier je me suis rendue au Lion d'Or avec ces mêmes attentes, placées bien hautes. Et devinez quoi, je n'ai même pas été déçue. Ou presque.

Autant le premier lineup était éclectique et ne semblait pas trop se tenir, autant la deuxième soirée des demi-finales a été conçue sous un thème très précis. Cette fois, ce sont des garçons solos et de belles chansons. Les participants doivent donc user de tout afin de faire ressortir leur propre univers.

Antoine Corriveau n'a pas - ou du moins ne laisse pas paraître - de difficultés à faire envoler le sien, sombre et porté par de puissantes chansons. Malgré une performance généreuse, il ne se classera pas en finale. Ça me débine un peu, beaucoup. Antoine Corriveau était dans mes pref'. Mais peu importe, l'album St-Maurice/Logan reste un véritable coup de coeur si ce n'est que pour ses chansons-fleuves que j'aurais voulu écrire.

Francis Faubert et son charisme à tout rompre balayent rapidement l'ambiance qu'avait laissée ses prédécesseurs pour faire place à son univers plus festif. Admirable conteur, il est soutenu par une formation dynamique et la participation pseudo-surprise de Myëlle. La magie opère et il se hisse en deuxième place du palmarès.

C'est devant un public très réceptif que Simon Kingsbury vient clore la soirée. Être le troisième « garçon-à-guitare» à s'exécuter ce soir n'est pas de tout repos, n'empêche qu'il réussit très bien à tirer son épingle du jeu. Il est à l'aise sur scène, ça se sent, ça nous plaît. La finale avec Feux d'artifices est très bien choisie, le classant en troisième place du palmarès.

 

Après ces deux premiers soirs de demi-finales, nous avons vu partir (très à contre-coeur) Gustafson, Mc Phylis et Maxime Robin, ainsi qu'Antoine Corriveau. Restent dans la course et dans cet ordre : Gazoline, Francis Faubert et Simon Kingsbury.

Qui de Pandaléon, les Soeurs Boulay ou Sarah Toussaint-Léveillé viendra chambouler le palmarès?

Tous les détails ici-même, demain! 

 

Photographie: Michel Pinault

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